ATR-42 et ATR-72

Voici deux avions qui continuent de rivaliser avec les jets, notamment sur courte distance, ce sont les ATR. Société franco-italienne issue d’Aérospatiale et Aeritalia, le consortium Avions de transport régional (ATR) a développé une gamme à partir de deux appareils, l’ATR-42 (40 à 52 sièges) et l’ATR-72 (78 sièges). Les fuselages sont produits en Italie, les voilures en France. Les deux appareils sont des biturbopropulseurs, l’utilisation d’une telle motorisation, associée à des hélices, étant bien plus économique que des réacteurs sur courtes distances. Ce type de commuter a pour tâche de transporter les passagers de plates-formes régionales vers les aéroports internationaux (hub), afin de pouvoir attraper une correspondance. Le premier ATR-42 prend son envol en 1984. Il est suivi de plusieurs versions avec plus de 400 appareils désormais commercialisés, le modèle le plus répandu étant le 42-500, en attendant la version 600, qui bénéficiera de nouvelles motorisations (PW127E de 2.400 ch), des hélices à six pales de forme courbe pour diminuer le bruit, d’une cabine modernisée et d’une charge utile plus importante. L’ATR-72 reprend la même architecture (aile haute, empennage en T), mais avec un fuselage allongé pour accroître le nombre de passagers. La motorisation est plus élevée. Le premier vol remonte à 1988. Plus de 400 ATR-72 ont déjà trouvé acquéreurs auprès des compagnies aériennes. Celles-ci, après avoir voulu passer aux jets régionaux, dont l’image était jugée plus « moderne ››, retrouvent l’intérêt économique des propliners au vu du prix du kérosène. La turbine associée à une hélice a encore son mot à dire. Pour en savoir plus sur ce consortium : ATR Aircraft

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