Ilyushin IL-28 Beagle

Conçu comme un bombardier tactique léger pour remplacer le Tupolev Tu-2, L’IL 28 de Iluyshin représenta l’élément fondamental des forces offensives du bloc soviétique au cours des années cinquante. L’afflux d’ingénieurs allemands en Union Soviétique, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, permit aux Russes de développer leur première génération d’avions à réaction, qui avaient une vitesse extraordinaire. L’un d’entre eux fut l’IL-28. Il fut exporté dans les pays situés dans la sphère d’influence soviétique. Le premier prototype de l’IL-28 était doté de turboréacteurs RD-10 mais ceux-ci ne garantissaient pas une puissance suffisante. Les avions suivants adoptèrent le Klimov VK-1, une copie russe du moteur Rolls-Royce.

Le premier IL-28 avec VK-1 vola le 20 septembre 1948 et les livraisons aux escadrilles soviétiques débutèrent l’année suivante. Les variantes du Beagle comprennent un torpilleur volant destiné à la marine, et un biplace d’entrainement. Environ 10 000 exemplaires d’IL-28 furent fournis à la Chine, où ils furent également construits sur autorisation sous le nom d’Harbin H-5 ; l’Egypte en acheta 60. Les IL-28 faisaient partie des missiles et avions de combat livrés à Cuba en 1962, livraison qui déclencha la fameuse crise des missiles. Un petit nombre d’IL-28 fut livré aux forces aériennes nord-vietnamiennes au début des années 1960. Il semble qu’ils n’aient jamais été employés dans la guerre du Vietnam.

Le pilote était assis sur un siège éjectable KM-1 de série, sous une verrière à grande visibilité. Le carénage postérieur fermé possédait une antenne incorporée pour l’équipement « Direction Finder ». L’emploi d’un habitacle de type chasseur permettait à la section transversale du fuselage d’être la plus fine possible. Quand il n’était pas assis sur le siège éjectable situé juste devant celui du pilote, le navigateur pouvait s’étendre à l’intérieur du nez, en position couchée pour utiliser le viseur de bombardement optique.

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