Paraboles à Los Angeles

Il y a une semaine, je suis allé à Los Angeles. Un voyage en soi sympathique, qui m’a permis d’ajouter un drapeau sur ma carte du monde. Mais ce n’est pas tant pour découvrir la ville que je m’y rendais. J’y allais pour vivre le moment le plus hallucinant qu’on puisse imaginer : un vol parabolique, où j’allais découvrir les sensations de l’apesanteur ! Compte-rendu d’une expérience pour le moins insolite. Ce cadeau un peu fou m’avait été offert par ma famille. J’avais dû réserver six mois à l’avance (les vols de ce type sont peu nombreux), et depuis lors je prenais mon mal en patience. Et plus la date approchait, plus je trépignais d’impatience. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut flotter dans les airs ! Je vous passe les péripéties de l’hébergement (qui mériteraient un autre billet, tellement elles furent nombreuses et pour le moins cocasses) pour me focaliser sur le vol lui-même. L’appareil était un G Force One, un appareil aménagé pour exécuter des vols en apesanteur. Cet appareil a pendant longtemps été affecté aux expériences scientifiques, mais il est désormais accessible à tous, pour la plus grande joie du public. Nous étions 27 apprentis-astronautes ce jour-là. 27 apprentis en combinaisons de vol, impatients de monter là-haut. Nous avons dû prendre notre mal en patience une dernière fois, en visionnant un une vidéo expliquant les principes de sécurité et le fonctionnement du vol parabolique. Puis direction l’appareil pour l’embarquement et le décollage. Si nous étions au cinéma, je ferais une ellipse pour vous parler directement des paraboles. Mais si l’aventure vous intéresse, alors autant vous la décrire avec exactitude. La première partie débute par un vol normal. Tous les participants sont attachés à leurs sièges, et il ne se passe rien pendant un long moment, car l’appareil doit rejoindre la bonne altitude pour commencer le vol parabolique. Quelques chiffres vous permettront de mieux comprendre : le vol dure un peu moins d’une heure et demie, et comprend 15 paraboles. Chacune d’elles dure exactement 22 secondes. Autant vous dire qu’il vaut mieux profiter au maximum de ces précieux instants ! Bien, passons aux paraboles elles-mêmes. La première permet de tester la pesanteur martienne et ses 0,38g. Au cours de la deuxième, on teste la gravité sur la Lune, avec ses ridicules 0,16g ! Le moindre pas devient un saut, on découvre enfin ce qu’a dû ressentir Apollo 11 en 1969. Puis viennent les fameuses phases d’apesanteur. Dans la zone protégée où nous sommes (cernée de filets de sécurité et offrant des cloisons rembourrées), on a vaguement l’impression d’être dans une cour de récré ou un hôpital psychiatrique. Chacun est occupé à une activité différente : les uns entament une valse, d’autres se précipitent d’une cloison à l’autre, d’autres enfin (la plupart, en fait) se photographient à tout-va. La frénésie est partout. Vu la brièveté de chaque parabole, il vaut mieux profiter au maximum de chaque seconde ! Même entre les paraboles, la frénésie règne. Comme il n’y a que deux petites minutes qui séparent chacune d’elles, il faut être efficace pour prévoir ce qu’on va faire. Une expérience décidément exaltante ! C’est de loin le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait, et je tiens à remercier ici toute ma famille pour ce trip hallucinant. Et pour ceux qui voudraient goûter aux mêmes sensations, je vous mets en lien le site par lequel nous sommes passés, ma famille et moi, pour tout savoir sur le vol en apesanteur.

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