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Baptême de l’air à Leucate

C’est le festival du vent de Leucate ce week-end et avec ce festival, c’est l’opportunité pour de nombreux amateurs de faire un baptême en planeur ainsi qu’un vol en avion de chasse sur Fouga Magister, l’ancien avion de la patrouille de France. C’est donc une superbe opportunité de faire le plein de sensations et d’admirer Leucate depuis les airs. Les quatre mousquetaires : Leucate-village, Leucate-plage, La Franqui et… Port-Leucate. Ce dernier, émancipé au sud du grau de Leucate, est le Portos de la bande, le plus populaire aussi. Un labyrinthe incroyable et massif qui a poussé en 30, ans dans le cadre de la mission Racine, lancée en 1963 pour stopper l’hémorragie des touristes vers la Costa Brava. A l°opposé du grau et de ce balnéaire XXL, Leucate-village, le plus beau du quadrille, d’Artagnan en quelque sorte. Dominant la presqu’île, le village partage avec Leukos, sa consoeur grecque, un caractère îlien. Sa terre pauvre a vu naître une population de pêcheurs et de naufrageurs. Dont un : l’écrivain-corsaire-trafiquant-pêcheur de perles Henri de Monfreid. Tout s’illumine. De part et d’autre du cap Leucate, que l’on contourne à pied, La Franqui et Leucate-Plage plaisent par leur ambiance balnéaire façon fifties, ombragée par une pinède et portée par un statut de spot véliplanchiste réputé. A La Franqui, on s’installe d’abord à la terrasse du Palm Beach pour tâter le soleil. Et la vague vous emporte jusqu’au cœur historique de Leucate qui se découvre sous un nouveau jour. Les devantures joueuses et les façades enjolivées réveillent l’ocre rituel et le blanc grec légitime. La Perrière et ses délices artisanaux en tout genre (dont une pâte de fruit à la guine – la cerise de Leucate – qui se recommande), Le Bistrot de la Place, tapas et apéro à l’ombre, La Closerie, le restaurant baroque du soir, les maisons rose et bleue des Vigiers, qui proposent gîte et chambres d’hôtes. Autant d’opportunités pour s’offrir Leucate et une pincée de liberté. Rien de moins surprenant aussi que de découvrir là une maison d’artiste, maison d’hôtes de surcroît. Les étages de l’atelier-galerie de Nicolas Galtier dévoilent une collection de chambres uniques, réalisées dans une palette de styles choisis. Un atelier d’art de vivre. C’est donc une très belle occasion de profiter d’un baptême en avion (planeur ou avion de chasse) et de découvrir une très belle région. Si cela vous intéresse, vous trouverez toutes les informations sur ces baptêmes de l’air en allant sur ce site de vol en avion de chasse.

L-59 Super Albatros

L’avion de chasse L-59 Super Albatros est un avion militaire Tchèque développé dans les années 70, et qui fit son premier vol en septembre 1986. Cet avion basé sur le L-39 Albatros est également un avion d’entraînement, conçu par Aero Vodochody. L’avion dispose de différences par rapport au L-39, qui sont un fuselage renforcé, un nez plus long, un cockpit amélioré et plus moderne, ainsi qu’un moteur plus puissant. L’avion fit son premier vol le 30 septembre 1986. Une autre variante du L-59 fût développée et proposée en 1992, cette fois non plus en avion d’entraînement, mais en avion mono siège d’attaque. Cet avion devait prendre le nom de ALCA et connu un bon succès marketing. La première variante du ALCA fût le L-159A qui vola le 2 Août 1997. L’avion bénéficie de systèmes avioniques de l’Ouest – ce qui n’était pas le cas au préalable, et notamment sur les premières versions du L39. Les systèmes d’intégration furent notamment réalisés par Boeing. Le L-159B Albatros fut la version duale avec deux sièges, destinée à l’entrainement des pilotes de l’armée de l’air Tchèque, qui commanda 72 de ces appareils. Le réel galop d’essai de l’avion fût le 4 Août 1997, puis la version mono siège vola le 18 Août 1998. Les premières livraisons de l’avion se déroulèrent à partir de l’année 2000. Ces avions sont directement issus du développement de l’Aero Vodochody L-39 qui devait remplacer le L-29. Le développement de cet avion eu lieu dans les années 60s et connu un très fort succès commercial puisque pas moins de 30 armées dans le monde utilisèrent cet avion. Ce fût l’avion de chasse d’entraînement le plus utilisé dans le monde. C’est également une performance que de compter encore aujourd’hui dans le L-159 un design efficace et performant datant des années 1960. Et si le L-159 demeure un avion performant aujourd’hui, son ancêtre le L-39 commence à souffrir de ses problèmes de motorisation qui ont conduit ces dernières années à de multiples accidents, dont le dernier étant le n°2 de la patrouille Breitling, heureusement ne causant aucune fatalité. Il n’en reste que le L-59, L-159 sont aujourd’hui des avions performants, grâce à un design efficace du temps de la guerre froide.

Douglas A-4 Skyhawk

douglas a-4 skyhawkLe très réputé concepteur d’avions américain Ed Heinemann et ses collègues créèrent l’A4D (futur A-4) Skyhawk en réponse à une demande très précise concernant un appareil d’attaque léger ayant la capacité nucléaire et capable de décoller d’un porte-avions. Petit, mais doté de bonnes performances et bien armé, le Skyhawk qui évolua au fil des années pour devenir un avion d’attaque classique et un avion d’entraînement avancé, fut aussi produit en un certain nombre de versions d’exportation. Après son premier vol le 22 juin 1954 propulsé par un réacteur Wright J 65, le prototype fut suivi par 165 A4D-1, 542 A4D-2 et 643 A4D-3 redésignés par la suite respectivement A-4A, B et C pour l’US Navy et le Marine Corps. Des appareils reconditionnés et désignés A-4P et Q furent exportés en Argentine où ils combattirent lors de la guerre des Malouines de 1982.

D`autres avions furent cédés à Singapour où ils furent reconstruits en diverses versions d’A-4S et à la Malaisie sous forme d’A-4PTM. La deuxième génération des Skyhawk comprit les A-4E et F et les biplaces TA-4F et J propulsés par différentes versions du réacteur Pratt & Whitney J 52. Ces avions avaient deux pylônes supplémentaires sous la voilure et des masses opérationnelles au décollage supérieures à celles des avions précédents. Le prototype A-4E vola le 12 juillet 1961 et l’A-4F le 31 août 1966, celui-ci différant du E par un bossage sur le fuselage contenant de l’avionique supplémentaire. Aux côtés des versions antérieures, les A-4E et F effectuèrent des missions de combat au Sud-Vietnam à partir de bases terrestres et de porte-avions.

Les versions biplaces de série furent précédées par le prototype TA-4E qui fit son premier vol en juin 1965. Les TA-4F de série furent suivis par le TA-4J, version simplifiée dépourvue de systèmes de navigation et d’attaque. Le TA-4J fut le dernier type de Skyhawk en service dans l’US Navy qui le remplaça par le Boeing T-45 Goshawk dans son rôle d’appareil d’entraînement avancé. Les Skyhawk de deuxième génération exportés comportèrent des versions destinées à l’Australie, Israël et la Nouvelle-Zélande. Le dernier Skyhawk étudié pour l’US Marine Corps, l’A-4M Skyhawk II, fut équipé d’un réacteur J 52-P-408, d’une capacité en munitions supérieure et de systèmes électriques améliorés. Il fit son premier vol le 10 avril 1970 et le dernier exemplaire (des 2 690 Skyhawk construits) fut livré en février 1979. Des variantes d’exportation A-4M furent livrées à Israel et au Koweït. Le Koweït utilisa ses Skyhawk au combat aux côtés des OA-4M de détection de tirs et de contrôle avancé lors de l’opération « Tempête du Désert » en 1991 avant de les revendre à la marine brésilienne.

Vought A-7 Corsair

vought a-7 corsairLe Corsair tire son nom des légendes de l’aviation marine, avec le célèbre Corsair qui fit des miracles lors de la Guerre du Pacifique. Mais celui-ci est plus moderne. Le Vought A-7 Corsair II est un avion d’attaque destiné à être embarqué à bord de porte-avions, construit par les États-Unis au milieu des années 1960 et dérivé du F-8 Crusader. Largement utilisé pendant la Guerre du Vietnam, il s’est révélé être robuste, fiable, avec un rayon d’action et une capacité d’emport très intéressants. Le A-7 a été construit à un peu plus de 1500 exemplaires. En mai 1963, la Marine américaine émet un appel d’offre pour un avion d’attaque destiné à remplacer le A-4 Skyhawk. Elle exige que le nouvel appareil soit d’un coût limité et puisse être mis en service au plus tard en 1967. La compagnie Vought propose un dérivé du F-8 Crusader équipé d’un réacteur sans post-combustion et sans l’aile à incidence variable, mais avec une structure renforcée permettant d’emporter plus de 4 tonnes de charge sur six pylônes alaires. Deux canons de 20 mm sont également installés.Ce projet est accepté en février 1964, et le premier prototype fait son vol inaugural le 27 septembre 1965. Les six avions d’essais ne révèlent aucun problème, ce qui permet d’équiper les premières unités dès le second semestre 1966. Un an plus tard, l’avion est opérationnel et effectue ses premières missions au Viêt Nam. En parallèle, une version destinée à l’US Air Force est développée à partir de 1965. Elle est équipée d’un réacteur 20% plus puissant, d’une électronique de bord améliorée et d’un seul canon au lieu de deux. Le premier vol avec le nouveau réacteur a lieu en septembre 1968. L’US Navy réclame aussitôt les mêmes modifications et cette version améliorée (A-7D pour l’US Air Force et A-7E pour l’US Navy) est mise en service en 1970 dans les deux armes. Le A-7 Corsair II est resté en service dans la marine américaine jusqu’en 1991, les deux derniers escadrons de A-7E participant à l’opération Tempête du désert en Irak. Les A-7D de l’US Air Force commencèrent à être remplacés dans les unités de première ligne dès les années 1980, mais restèrent en service quelques années de plus dans les unités de réserve. Le A-7 Corsair II avait une vitesse maximale de 1100Kmh, un plafond de 12800m et un rayon d’action de 1100Km. Cet avion de chasse coûtait également la bagatelle de 2.86Mio de dollars pièce. 1569 furent construit au total.

Dassault Rafale

L’un des plus importants avions de combat du début du 21ème siècle, le Dassault Rafale français peut être à la fois un appareil terrestre pour l’armée de l’air ou un appareil embarqué pour l’aéronavale. Le Rafale est en matière d’avion de combat de premier rang, le plus récent produit de l’industrie aéronautique de la France qui peut se prévaloir déjà de nombreuses réussites dans ce domaine depuis des décennies. En réalité, le Rafale présente une première originalité parmi les avions de combat produits actuellement en série en étant un produit purement national alors que de nombreux autres pays de nos jours ont préféré la coopération internationale afin de partager les coûts d’étude et d’industrialisation exorbitants. Cependant, le Rafale démontre aussi que ce processus s’étend forcément sur une très longue période.

Conçu comme le successeur de plusieurs types d’avions de combat français de première ligne, le Rafale a débuté sa carrière dans les années 1980 sous la forme du démonstrateur Rafale A. Cet avion unique fit son premier vol le 4 juillet 1986. Doté à l’origine d’un réacteur américain GE F404 à double flux, il fut ensuite remotorisé avec des Snecma M88 à double flux français qui équipent les avions de série actuels. Des tentatives visant à attirer des coopérations internationales ont été faites à la fin des années 1980, mais en vain et la France a poursuivi seule ce programme.

Un lancement du Rafale en production fut annoncé en 1992 et d’ambitieux plans initiaux prévoyaient la construction d’un grand nombre de Rafale. Mais les coûts de développement et de fabrication en série apparurent très élevés et la totalité du programme fut suspendue à la fin de 1995. Heureusement cette décision fut rapportée peu de temps après avec quelques modifications affectant les équipements et les coûts, et au début du 21ème Siècle, le programme avançait de manière satisfaisante.

Le Rafale est devenu un des avions de combat actuels les plus élaborés. Il possède un radart de détection et de tir vers le bas Thales RBE2 multimode capable de suivre en même temps jusqu’à huit cibles volantes associé à une avionique de pointe permettant le combat aérien et l’attaque au sol et un système ultramoderne de visée avec affichage sur le casque du pilote. Outre le Rafale C de base pour l’armée de l’Air, il existe un monoplace Rafale M pour la marine avec atterrisseur renforcé et autres modifications pour utilisation sur porte-avions. Le Rafale B est un dérivé biplace avec capacité opérationnelle pour l’armée de l’Air, et le Rafale N est pour l’aéronavale.

Le premier monoplace Rafale M pour la marine a été livré en 2000 et la première unité de l’Aéronavale, la flotille 12F, a été déclarée pleinement opérationnelle en 2002. La première unité opérationnelle de l’armée de l’Air a été créée le 27 juin 2006 sur la base aérienne de Saint Dizier. La commande globale porte actuellement sur 294 Rafale. Des types dérivés pour l’exportation ont été prévus, mais aucun client étranger ne s’est encore manifesté.

Caractéristiques du Dassault Rafale C
Envergure : 10.8m
Longueur : 15.3m
Vitesse maximale : Mach 1.8 à 11000m
Rayon d’action : 1050Km
Plafond pratique : 15300m

Gloster Meteor

gloster meteorLe Gloster Meteor britannique revêt une importance particulière dans l’histoire de l’aviation en étant le tout premier avion à réaction opérationnel dans les unités de première ligne de la RAF. L’événement eut lieu en juillet 1944 et le Meteor fut donc le premier – et le seul – avion à réaction allié engagé dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale. Le développement du Meteor se poursuivit pendant et après la guerre et le type servit jusque dans les années 1 950 en assurant plusieurs types de missions essentielles. La première version de série importante après 1945 fut le Meteor Mk.IV propulsé par deux réacteurs Rolls-Royce Derwent 5. Il s’agissait d’un monoplace de chasse diurne commandé à plus de 400 exemplaires par la RAF outre de nombreuses ventes à l’exportation. Un Meteor appelé Mk.IVÇ mais résultant en réalité de la conversion d’une cellule de Mk.III, bâtit le record du monde absolu de vitesse en novembre 1945 exploit répété en septembre 1946 par un vrai Meteor Mk.IV qui atteignit la vitesse moyenne de 991,1 km/h. Développé à partir du MK.IV un biplace d`entrainement non-armé fut commandé par la RAF sous la désignation Meteor TMK7. Cette version se caractérisait par un fuselage allongé autorisant l’installation de deux places en tandem. Le Meteor monoplace le plus connu de l’après-guerre fut le FMK8 bien que celui-ci fut conçut comme un appareil intérimaire dans l’attente de types d’appareils plus modernes. LeF8 avait une cellule aérodynamiquement plus « propre ››, un siège éjectable et des entrées d`air de réacteur légèrement agrandies qui permirent d’accroître très légèrement la vitesse maximale du type pour l’attaque maritime. Environ 1090 appareils de ce type furent produits pour la RAF mais le Meteor F8 qui servit aussi dans de nombreuses forces aériennes fut assemblé par Fokker aux Pays-Bas. Des Meteor F8 australiens combattirent en Corée, initialement comme chasseurs, puis comme appareils d’attaque au sol. Plusieurs MiG- 15 du camp communiste furent abattus, mais, généralement le Meteor était sur-classé par le MIG.

Douglas A-4 Skyhawk

Le A-4 Skyhawk a été conçu pour répondre précisément à la demande de création d’un avion de chasse d’attaque léger ayant la capacité nucléaire et capable de décoller d’un porte-avion. Il devait donc être petit, doté de bonnes performances, et bien armé. Le Skyhawk, qui évolua avec les années pour devenir un avion de chasse d’attaque classique et avion d’entrainement avancé, fut un relatif succès commercial avec différentes versions d’exportation. Le prototype décolla le 22 Juin 1954. La motorisation fût ensuite redéfinie, et l’avion fut notamment exporté en Argentine où il fut engagé dans la guerre des Malouines. Avec le temps, d’autres développements intervinrent, notamment sur le développement de versions biplaces, ainsi que sur l’embarquement d’avionique supplémentaire. Le A-4 connut également le conflit Vietnamien. Le Skywhak était si efficace et facile que plutôt que les ingénieurs poursuivirent des développements connexes sur l’avion. La dernière version étudiée était pour le US Marine Corps en avril 1979. Il fût livré en 1979, ce qui en fait l’un des avions de chasse ayant l’une des plus longues longévités. Le Koweit utilisa même le Skyhawk en combat lors de l’opération « Tempête du désert » en 1991, avant de les revendre au Brésil. Pas mal pour un avion dont le premier vol eu lieu au milieu des années 1950.

De Havilland Vampire

de havilland vampireLa Grande-Bretagne et l’Allemagne furent les deux seuls pays en mesure d’engager en première ligne des avions de combat à réaction avant la fin de la seconde guerre mondiale. Le premier chasseur à réaction britannique était le Gloster Meteor. La mise au point du deuxième avion de chasse britannique anglais était déjà bien avancée en 1945. Il s’agissait du De Havilland Vampire, un avion de chasse léger monoréacteur d’une configuration non conventionnelle avec deux poutres portant sur les empennages, et de construction mixte bois et métal. Le bois a depuis longtemps disparu de la construction des avions à réactions, mais le Vampire et ses dérivés ultérieurs ont largement servi la Royal air Force.

De Havilland, outre la conception de l’avion de chasse, travaillait aussi sur les turbines, avec Frank Halford, un pionnier de ce type de propulseur. La version 1 de l’avion entra en service en 1946, et cet avion de combat fut en réalité le premier monoréacteur de la RAF. Des versions suivantes furent développées sous format chasseurs purs, et chasseurs bombardiers pour les forces britanniques, en fonction des besoins anticipés. Des licences de production de l’avion furent concédées notamment à la France, l’Italie, la Suisse et l’Inde. Un version d’entrainement fut également conçue avec pilote et passager assis côte à côte.

Des Sea Vampires monoplaces navalisés furent les premiers chasseurs à réaction de la Royal Navy – désignés sous l’appellation Vampire T.22. Les DH Vampire combattirent lors de plusieurs conflits dont les avions de la RAF en Malaisie. Au total, ce sont près de 1565 avions qui furent construits. L’avion avait une envergure de 12m et pouvait atteindre une vitesse de 850kmh.