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Sur le futur de l’aviation d’affaires

La DGAC va tenir un séminaire sur l’aérien et l’aviation d’affaires en coordination avec quelques autorités européennes, y compris suisse pour envisager le futur du secteur aérien d’affaires. Alors que la France vient enfin de mesurer la taille de son secteur évalué à 4 milliards d’euros, force est de constater que l’aviation d’affaire souffre en temps de récession. En Europe, le secteur a vécu une chute d’activité de 25 à 30% en 2009. Depuis, il stagne et n’a jamais retrouvé les chiffres d’avant la crise de 2007. Ces perspectives n’ont pas effrayé le milliardaire Warren Buffett, propriétaire de NetJets à travers sa société Berkshire Hathaway. Convaincue par le modèle de propriété fractionnée, la troisième fortune mondiale s’est payé trois ans après avoir acheté sa première part d’avion. Au total, le géant de l’aviation privée a déboursé plus de 16 milliards de francs pour une commande de 670 nouveaux avions. Si Warren Buffett reste probablement le principal bailleur de fonds (NetJets ne communique pas sur les questions de financement), son soutien a également permis à tout le secteur de gagner en crédibilité. Marine Eugène, directeur des ventes de NetJets Europe voit déjà des signes d’amélioration sur le marché. «Nous avons déjà pré-vendu un nombre substantiel de parts d’avion et nous sommes persuadés que le Phenom 300 dispose d’un fort potentiel. C’est dans ce contexte que le fabricant Flight Design tente une percée dans ce secteur avec le CT qui se veut un avion d’affaire unipersonnel que toute personne pourrait piloter soi même. Diffusé sous le registre réglementaire des ULM (ultraléger motorisé) en Europe et LSA (Light Sport Aircraft) aux États-Unis, le CT est un biplace côte à côte conçu par le constructeur allemand Flight Design. Plusieurs modèles ont vu lejour; avec des améliorations continues. Tous les CT (sauf le modèle MC prévu en métal pour le marché américain) sont en matériaux composites (fibres de carbone), à train tricycle et propulsés par un Rotax 912 (80 ch) ou 912S (100 ch). L’appareil est fin aérodynamiquement grâce à l’absence de haubans, et dispose de volets à position réflex. En croisière rapide, les volets sont légèrement relevés (12 degrés) au bord de fuite de l’aile pour diminuer la traînée aérodynamique. Les derniers modèles ont été rallongés au niveau du fuselage pour augmenter la stabilité Iongitudinale et rendre le pilotage plus paisible .Tous modèles confondus, la gamme CT a déjà dépassé le cap des 1 500 appareils commercialisés dans le monde, de l’Europe. Nous aurons les conclusions du séminaire sans doute fin Novembre. Retrouvez le dossier complet sur le site de l’organisateur Agence Séminaire.